RSS

« L’e-booker est un salaud », mais certains ont la réponse enlevée…

octobre 11

Un autre coup d’humeur ce soir… Il y a quelques jours paraissant un article dans Micro Hebdo, gentillement intitulé « Ils veulent bruler le livre électronique ». Certes je n’en ai lu qu’un extrait, mais il vaut tout de même son pesant d’or. Quatre auteurs y sont mis en avant, tous les quatre pour leur position résolument anti livre numériques : Milan Kundera, Yves Pagès, Frédéric Beigbeder et Yann Moix. Ce dernier se fend ainsi d’une attaque aussi directe que vilaine :

« Seul un non-lecteur, seul un faux lecteur, seul un pseudo lecteur peut rêver d’avoir à portée de main des millions d’ouvrages à lire… L’e-booker s’achète du fantasme, s’offre du mensonge, loue de la sensation. C’est le nouveau bourgeois : on possède tout sans connaître rien. L’e-booker, en ce sens, est un salaud »

    

Généralisation quelque peu frisante, même si on tente d’en oublier l’insulte.

Je ne sais si ceci est la réponse directe de cela, ou bien une simple coïncidence, mais Allan Erwan Berger, auteur normand et bloggeur à ses heures, nous livre son impression chez lui, sur son blog. Je vous en livre avec bonheur le début, et vous conseille d’aller lire la suite chez lui : Les précaires ont aussi le droit de lire. Ce fut mon petit moment de plaisir de la journée…

Mesdames et messieurs les beaux esprits, vous si confortablement installés sur d’agréables coussins à durée indéterminée, vous qui bénéficiez de la considération de votre banquier, de celle de votre boucher, de celle de votre poissonnier, et surtout, à vous entendre, de celle de votre libraire que vous sauvez par vos généreux achats, vous qui ne mettez jamais les pieds dans une enseigne à bas prix, vos leçons d’écologie littéraire nous font rire et grincer des dents. Nous qui ? Nous, les rats numériques, que vous accusez de tout. Car en plus de nous charger de vos propres péchés, il apparaît que vous mentez, ô pollueurs bien dorlotés.

Querelle
entre un donneur de leçons
et une pauvre conne :

Il était une fois un grand mâle de l’éditocratie qui, non content de sévir dans un hebdomadaire, deux quotidiens, trois émissions de radio et quatre émissions de télévision, s’avisa de vouloir faire honte à une employée d’un magasin de chaussures. Celle-ci, qui prenait sa pause de midi sur un banc tout en picorant dans une barquette des carottes râpées, était en train de manipuler une liseuse. [ … ]

   

Merci à Allan Erwan Berger. Bonne visite chez lui : alabergie

 

Posted by on 11 octobre 2012 in Humeur

1 Comment

Tags: ,

One response to “« L’e-booker est un salaud », mais certains ont la réponse enlevée…

  1. Jeanne

    12 octobre 2012 at 15 h 23 min

    Merci d’avoir remis l’article en question en contexte ! Je suis toujours choquée de voir des auteurs parler ainsi des gens qui les font vivre…

     

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

 
%d blogueurs aiment cette page :